Chute de cheveux à l’automne : ce que l’alimentation peut faire (et ce qu’elle ne fera pas)
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Chute de cheveux à l’automne : ce que l’alimentation peut faire (et ce qu’elle ne fera pas)

9 octobre 2026 Par Jean-Luc

Chaque automne, le même constat revient : davantage de cheveux dans la brosse, sur l’oreiller ou dans la douche. Cette perte saisonnière, très fréquente, inquiète souvent plus qu’elle ne devrait. Quelles sont ses causes, et que peut réellement apporter la nutrition pour accompagner le renouvellement de la chevelure ?

Une chute saisonnière, d’abord un phénomène naturel

Un cheveu suit un cycle : il pousse pendant plusieurs années, se repose quelques mois, puis tombe pour laisser place à un nouveau. À tout moment, une petite partie de la chevelure est en phase de chute. On perd ainsi couramment 50 à 100 cheveux par jour sans que ce soit anormal.

À la fin de l’été, il n’est pas rare qu’un plus grand nombre de cheveux entrent simultanément dans cette phase de repos, ce qui provoque une chute plus visible pendant quelques semaines. Les spécialistes l’observent souvent à l’automne, après l’exposition au soleil, à la chaleur et à l’eau salée ou chlorée. Cette situation se résorbe généralement d’elle-même en deux à trois mois.

Les autres facteurs qui pèsent sur les cheveux

La saison n’explique pas tout. Plusieurs éléments peuvent accentuer ou prolonger la chute :

  • Le stress et le manque de sommeil, notamment lors d’une rentrée chargée.
  • Les régimes restrictifs, qui réduisent l’apport en protéines et en micronutriments.
  • Une période de fatigue ou de convalescence, après une infection par exemple.
  • Les changements hormonaux, comme après un accouchement ou à la ménopause.
  • Certains traitements ou déséquilibres médicaux, dont ceux de la thyroïde.

C’est pourquoi une chute qui dure, qui s’intensifie ou qui s’accompagne d’autres symptômes mérite un avis médical plutôt qu’une simple cure.

Ce que l’alimentation apporte à la fibre capillaire

Le cheveu est constitué à plus de 90 % de kératine, une protéine. Pour la fabriquer, l’organisme a besoin de matière première, donc de protéines en quantité suffisante, mais aussi de plusieurs vitamines et minéraux qui interviennent dans le renouvellement cellulaire.

Parmi eux, le zinc et le sélénium contribuent au maintien de cheveux normaux. Le fer joue un rôle important dans l’oxygénation des tissus, et une carence en fer est une cause connue de fragilité capillaire. Côté vitamines, la biotine, ou vitamine B8, est sans doute la plus citée : elle contribue au maintien de cheveux normaux et d’une peau normale, tout en participant au métabolisme énergétique.

Son action reste toutefois celle d’un soutien. Elle aide l’organisme à disposer de ce dont il a besoin, sans pouvoir inverser une chute d’origine hormonale ou médicale. Un éventuel effet se juge sur plusieurs mois, car un cheveu pousse d’environ un centimètre par mois.

Les bons réflexes dans l’assiette

Plutôt que de chercher un ingrédient miracle, mieux vaut viser la régularité :

  • Des protéines à chaque repas : œufs, poisson, volaille, légumineuses, produits laitiers ou alternatives végétales.
  • Des aliments riches en zinc : fruits de mer, graines de courge, céréales complètes.
  • Du fer bien absorbé : viandes, lentilles accompagnées d’un aliment riche en vitamine C.
  • Des sources de biotine : jaune d’œuf cuit, fruits à coque, patate douce, champignons.
  • Des bons gras : poissons gras, huile de colza, noix.

Et les soins externes ?

L’assiette n’est qu’un levier parmi d’autres. Quelques gestes simples limitent la casse et protègent la fibre : se laver les cheveux avec un shampoing doux, éviter l’eau trop chaude, réduire l’usage du sèche-cheveux et des fers à haute température, et démêler délicatement, de préférence sur cheveux humides avec un peigne à dents larges. Un massage doux du cuir chevelu, sans frotter, peut aussi faire partie de la routine.

Quand consulter ?

Un avis médical s’impose si la chute est brutale, localisée en plaques, si elle dure depuis plus de trois mois, ou si elle s’accompagne de démangeaisons, de rougeurs ou d’une fatigue marquée. Un bilan sanguin permet alors de rechercher une carence ou un trouble sous-jacent. Si vous prenez un complément de biotine, pensez à le signaler avant une prise de sang, car de fortes doses peuvent fausser certains dosages.

La chute de cheveux d’automne est le plus souvent passagère. Une alimentation variée, un sommeil suffisant et des soins doux constituent la meilleure base pour accompagner le retour à la normale. Les micronutriments comme la biotine, le zinc ou le sélénium peuvent y contribuer, à condition de les considérer comme un soutien et non comme une solution à eux seuls.

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